Interviews

Il y a quelques temps, j'ai eu l'honneur d'être interviewé (pour la première fois) par Delphine Pirotte (du blog Recto Verso), dans le cadre de son dossier consacré aux blogueurs littéraires. Je la remercie beaucoup pour cette interview, que voici ci-dessous.


1. Quels réseaux sociaux utilisez-vous pour votre blog, et pourquoi ?

Je précise avant tout que j’utilise deux types de réseaux :

- Un réseau social général, qui est Facebook ;

- Trois réseaux sociaux littéraires : Booknode, Livraddict et Babelio.

Pour Facebook, il m’a toujours paru être le meilleur moyen pour publier mes articles et mes chroniques (Twitter me semble plus fouilli pour cela). Ce réseau est l’un des plus répandus sur la toile, si ce n’est le plus répandu. Malgré ce qu’on peut lui reprocher, en tant que blogueur, il ne m’a jamais posé problème.
Quant aux trois réseaux littéraires que j’ai cités, ils sont un excellent moyen pour partager mes chroniques et ma passion de la littérature. On peut y créer sa bibliothèque virtuelle, publier directement ses chroniques sur la fiche des livres concernés, échanger sur un forum… Booknode et Livraddict sont notamment les plus attractifs, offrant une multitude de possibilités.
Tous ces réseaux contribuent à faire connaitre les maisons d’éditions (surtout les petites) et les auteur(e)s qui y sont associé(e)s, ainsi que les blogueurs et blogueuses évidemment. À notre époque, la communication demeure une chose très importante.

2. Pensez-vous que votre présence sur les réseaux sociaux apporte un plus à votre blog ?

Assurément. Si je ne l’avais pas fait, mon blog en serait certainement encore au statut d’inconnu (j’exagère un peu). Les réseaux sociaux sont un moyen d’échange et de diffusion indéniables pour se faire connaitre et faire la connaissance d’autres passionnés. De plus, si notre travail plait, que demander de mieux.

3. Quelle est la taille de votre communauté ?

Actuellement, elle compte 137 membres, dont 132 abonnés (je parle pour la page facebook associée à mon blog). Sur mon blog même, il n’y en a que 4, mais je sais que d’autres le consultent, même s’ils ne s’abonnent pas. C’est peu comparé à certains, mais le plus important pour moi est que les personnes qui me suivent réellement s’y sentent bien. Si ce que je fais plait, c’est le principal.

4. Votre communication a-t-elle évoluée depuis vos débuts ? En quoi ?

Je pense que oui. Au début de la création de mon blog, je postais mes avis d’une façon plutôt neutre, pensant que ces derniers n’auraient pas un réel impact sur les auteurs et sur moi.

Aujourd’hui, je me rends compte du bienfait que cela m’apporte, ainsi qu’aux autres. Quand j’entends ou lis que mes chroniques plaisent, c’est une sensation incroyable et même une fierté. À ce moment-là, je me dis que j’ai bien fait de créer ce blog, car cela veut dire d’une part que mon travail est reconnu, et d’autre part que je permets aux petites maisons d’éditions (je le précise car elles ont vraiment besoin d’être soutenues et reconnues, comparées aux grandes) et à leurs auteur(e)s de gagner d’autres lecteurs et lectrices.

Aussi, je me rends compte que je me suis également amélioré dans la construction de mes chroniques, que je trouve mieux formulées et détaillées.

5. Quel lien faites-vous entre les différents réseaux sociaux et votre blog ?

Ils sont un moyen de communication et d’expansion. Réseaux sociaux et blogs sont finalement indissociables, car ils permettent à la fois de se faire connaitre sur la toile, et de faire connaitre les auteur(e)s et maisons d’éditions dont on parle dans ses chroniques ou même simplement dans ses statuts.

6. Quelle est votre méthodologie sur les réseaux sociaux (ton utilisé (cool, strict…) et la structure employée) ?

Je n’ai pas de méthode ou de structure. Quand je poste mes statuts ou mes chroniques, je le fais naturellement, comme je le ressens.

7. Combien de temps vous prend la gestion de vos réseaux ? Postez-vous tous les jours ?

Cela dépend de ce que je fais, il n’y a pas une durée approximative. Et donc non, je ne poste pas tous les jours. Entre la lecture et les à côtés, je ne le peux pas. Et puis, il ne s’agit pas de poster pour le plaisir.

Cela dit, il m’arrive de faire des statuts humoristiques, pour ne pas avoir l’impression que celles et ceux qui me suivent s’ennuient (rire). Plus sérieusement, c’est un moyen de maintenir l’intérêt du blog et de la page, un peu d’humour n’ayant jamais fait de mal.

8. Postez-vous des statuts à certains moments que vous jugez importants ?

Bien sûr, notamment quand je viens de finir une lecture qui m’a chamboulé, la dernière en date étant Ray Shepard, de Morgane Rugraff Auteure La Page (aux éditions Editions Plume Blanche). C’est un roman magnifique, sur bien des points !

9. Essayez-vous de promouvoir votre blog ? Comment ?

Je ne m’attarde pas grandement sur ce point, même si je sais que je devrais. 

Les moments où j’en parle se font lors des salons littéraires (et encore je ne pense pas à en parler tout le temps), ou lorsqu’une personne souhaite lire un livre que j’ai moi-même lu. Je lui propose alors de lire ma chronique, si elle le souhaite bien entendu. 

Par contre, je ne cautionne pas le fait de devoir payer pour promouvoir son blog, comme le fait facebook par exemple. Tenir et partager un blog est avant tout centré sur la passion et la communication, ce n’est pas une affaire de marketing.

10. Quelle est votre relation avec les internautes ? Sont-ils forts présents ? La relation est-elle positive et régulière ?

Forts présents je ne sais pas, cela dépend des personnes et de mes statuts, mais je sais lesquelles me suivent régulièrement tout de même.

Ce qui est sûr, c’est que la relation est très positive. Depuis la création de mon blog et de ma page, j’ai pu connaitre des personnes que j’apprécie vraiment. Avec le temps, certaines d’entre elles sont devenues plus que de simples connaissances, qu’il s’agisse d’auteur(e)s ou de blogueurs / blogueuses. Quand nous avons l’occasion de nous voir en vrai, notamment lors des salons et festivals littéraires, c’est une véritable joie, qui n’a pas d’équivalent.

11. Comment sollicitez-vous, incitez-vous les « fans » à réagir ?

Bien souvent, quand je partage mes chroniques, ou quand il s’agit de partager une page d’un(e) auteur(e) ou d’un blog que j’apprécie particulièrement (même si je ne le fais pas forcément souvent). Il m’arrive également de poster des statuts un peu décalés, histoire de pimenter davantage la page (rire). 

Le dernier en date provenait d’une bourde d’un auteur, qui s’était emmêlé les pinceaux en parlant de sa rencontre avec moi lors d’un salon. À ce moment-là, j’ai posté un statut en adoptant un ton faussement outré et en colère. Au final, nous avons tous éclaté de rire, d’autant plus qu’une auteure que j’apprécie énormément y avait mis son grain de sel (rire).

12. Utilisez-vous les réseaux sociaux pour taguez des auteurs, éditeurs ? Partagent-ils vos statuts lorsque vous les citez ?

Oui, facebook étant particulièrement approprié pour cela. Je le fais quand il est question d’un livre que j’ajoute dans ma liste d’envie, d’une lecture que je vais entamer ou lors d’un avis à chaud sur un roman en cours. Et bien souvent, les statuts sont partagés. C’est un moyen de s’assurer que les auteurs et éditeurs soient bien au courant et que les notifications ne leurs passent pas sous le nez.

13. Vous servez-vous de votre blog comme un lieu d’informations et les réseaux comme un lieu d’interaction ?

À vrai dire, je n’y fais pas attention, car pour moi, les réseaux sociaux et mon blog servent à la fois d’informations et d’interaction. Dès lors que je partage une chronique, il y a à la fois cette transmission d’information et une interaction qui en découle, les personnes réagissant à celle-ci en général et souhaitant interagir pour en savoir davantage, ou tout simplement pour me dire qu’elles ont apprécié ma chronique. Lorsqu’une personne poste un commentaire directement sur mon blog ou sur ma page, cela me fait forcément toujours plaisir.

14. Utilisez-vous des outils de gestion ?

Non, car je gère mon blog moi-même, ne ressentant pas le besoin d’utiliser un outil qui ne m’apporterait d’ailleurs pas grand-chose.

15. Utilisez-vous des outils de statistiques ? Les relevez-vous régulièrement ? Ont-ils une importance pour vous ?


Non plus. Il m’arrive juste de temps en temps de consulter les statistiques de ma page sur facebook, mais plus par curiosité, car les chiffres ne sont pas essentiels pour moi dans ces cas-là. Bien sûr, savoir que l’on compte davantage d’abonnés fait toujours plaisir, mais encore une fois, le nombre n’est pas ce qu’il y a de plus important.

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